Ce road-trip dans le sud du continent africain en octobre 2016 était notre premier grand long voyage en famille. Après avoir pris moult conseils, nous avions ainsi prévu nous-mêmes, sans recours à une agence, un itinéraire de trois semaines reliant Cape Town à Johannesburg avec une escale au Lesotho. Hélas, quelques jours avant de partir, patatras, les enfants attrapent la varicelle chacun leur tour. Impossible de prendre l’avion avec l’un deux dans l’état où il se trouve  Toute la préparation minutieuse s’écroule. Une erreur administrative indépendante de notre volonté s’ajoute à nos contrariétés. Finalement, le temps que les enfants soient retapés, nous rejoignons nos amis avec une semaine de retard, les retrouvant à Oudtshoorn. Nous vous livrons ici le carnet de route de ces trois semaines, avec un bref résumé de la première semaine que nous n’avons pas vécue mais comme elle aurait dû se dérouler.

JOUR 1 – CAPE TOWN

Pendant quatre nuits, nous devions loger Ché Lalo, un Bed and Breakfast tenu par un couple de Français dans le quartier de Pinelands. Annelise et Jean-Christophe qui ont eu la chance d’y séjourner, dans l’attente qu’on les rejoigne, ne nous en ont dit que du bien. A recommander !

Nous avions prévu une excursion en matinée vers Duiker Island où multitude d’oiseaux et milliers d’otaries à fourrure se côtoient. L’après-midi était réservé à la visite du centre-ville (Long Street et quartier du Bo Kaap).

JOUR 2 – CAPE TOWN

La visite du Cap de Bonne Espérance était au programme avec un aller par la côte ouest (Chapman’s Peak) et un retour par l’est. Mais le temps étant si mauvais ce jour-là que nos amis rebrousseront chemin sans jamais atteindre l’extrémité du continent.

JOUR 3 – CAPE TOWN

Journée de la Mémoire aujourd’hui avec la visite de Robben Island, là où Nelson Mandela a été tenu prisonnier pendant des années. Et balade sur le Waterfront et le Nobel Square.

JOUR 4 – VERS HERMANUS

Trajet d’un peu de trois heures en direction d’Hermanus, via la Route 44 (Whale Route), avec comme objectif de croiser des baleines tant à destination que durant le trajet. Arrêts prévus à Pringle Bay (dunes géantes) et à Betty’s Bay (pingouins de Stony Point plus nombreux qu’à Boulders). Logement prévu à Windsor Hotel Hermanus avec vue sur l’océan.

Déception pour Annelise et Jean-Christophe, maigre consolation pour nous : le mauvais temps du jour ne favorise pas l’observation des baleines. Partie remise.

JOUR 5 – VERS SWELLENDAM

Swellendam s’imposait comme une étape pour la route vers Oudtshoorn. C’est une petite ville qui a conservé un patrimoine architectural important, dont la Dutch Reformed Church. Le Bontanbok National Park peut aussi constituerun lieu de visite.

JOUR 6 – VERS OUDTSHOORN

Pour rejoindre Oudtshoorn, il était prévu d’emprunter la route 62 (que les Sud-Africains présentent comme leur route 66). Celle-ci traverse les paysages arides du Little Karoo, donnant un grand sentiment de liberté. Aussi, on y parcourt deux très beaux passages montagneux (le Tradouwpass avant Barrydale et la section entre Zoar et Calitzdorp) sur une route parfaitement agencée. Arrêt insolite obligé: le Ronnies Sex Shop. Rien de sex dans  celui-ci on vous rassure mais le décor vaut le détour….

JOUR 7 – A OUDTSHOORN

On y est. Nous débarquons enfin en Afrique du Sud pour rejoindre Annelise et Jean-Christophe (qui ont assisté au réveil matinal des suricates le jour même avec Meerkat Adventures)  dans ce road-trip. Après un dernier vol intérieur Johannesburg – George, nous rejoignons, en voiture, Oudtshoorn, la capitale mondiale de l’autruche. Nous prenons directement la direction de notre logement, le Little Karoo Ranch, hébergement dans les collines proches de la petite ville. L’établissement est tenu par un Français, Pascal. Tout y est parfait: un accueil chaleureux, des logements aux terrasses à la vue panoramique, une excellente cuisine (steak d’autruche avec la surprise du chef, des choux de Bruxelles), … Pour ceux qui passeraient par là un jour, la montée vers le Litlle Karoo est une curiosité en elle-même, de par son côté pentu et bosselé.

JOUR 8 – D’OUDTSHOORN A KNYSNA

Dixit nos amis: après une semaine plutôt frisquette, le soleil et la chaleur font leur apparition. Au programme du jour, la ferme d’autruches “Highgate Ostrich Show Farm” à Oudtshoorn. Notre guide francophone Hermès nous apprend tout de l’autruche et de ses différents stades de développement: la solidité des oeufs (on peut monter dessus pour tester), la richesse de leur contenu équivalent à 28 oeufs de poules, le cercle fait autour de l’œuf pendant la couvade, les plumes grises pour les femelles, … Outre le pédagogique, il y a aussi l’aspect ludique avec le tiercé d’autruches mais aussi un rodéo sur l’une d’elles (je m’y suis essayé… c’était une expérience! 😉 ) Nous terminons cette agréable visite par une excellent repas (pita et kebab d’autruches) sous un arbre plus que centenaire dans un cadre paisible. Les enfants ont adoré cette visite matinale.

On repasse le col d’Outequina emprunté la veille pour rejoindre Knysna, avec un arrêt prévu sur la plage de Wilderness. Celle-ci vaut le coup d’oeil, sauvage en diable et longue de 18 km. Nous établissons ensuite nos quartiers pour deux nuits à Overmeer Guest House. Ce n’est pas l’établissement le plus “sexy” de notre séjour mais nous sommes agréablement surpris de la vue sur le lagon depuis notre terrasse.

JOUR 9 – Visite du TSITSIKAMMA NATIONAL PARK

Après une petite heure de trajet sur la Garden Route, où nous découvrons malheureusement les premiers townships à la sortie de Knysna et rencontrons nos premiers babouins le long de la route, nous arrivons au Tsitsikamma National Park. Une fois payés le droit d’entrée (comme pour accéder à tout parc national), nous accédons à Sandy Bay. Un cadre paradisiaque, où des dammans des rochers ont élu domicile et d’où nous nous élançons pour la Storms River Mouth Trail. Cette balade vous plonge dans une forêt pour aboutir sur un pont suspendu de 77 mètres qui enjambe la Storms River. Au-delà, cela grimpe 30 minutes pour accéder à un point de vue assez unique sur la mer depuis la côte. Au retour de la balade, nous savourons un bon plat de fruits de mer dans ce décor idyllique. A la sortie du parc, nous faisons un petit détour par le Big Tree, un Yellowwood haut de 37 mètres et âgé de 800 ans. Une petite promenade bien agréable d’1 km y est possible aux alentours. Les enfants ont apprécié.

JOUR 10 – Dans le paradis des oiseaux et des singes à THE CRAGS

Toujours au départ de Knysna, nous rejoignons aujourd’hui The Crags où nous allons à la rencontre des oiseaux et singes. Tout d’abord, avec l’assistance d’un ranger s’exprimant en français, Andy, nous découvrons Monkeyland, une réserve qui permet de découvrir et d’approcher différentes espèces de primates recueillis à travers le monde. Léo et Zélie ont adoré le chant du gibon. A la sortie du parc, nous rencontrons une colonie de babouins, elles en liberté.  Il n’y a qu’un pas à faire, le ticket étant d’ailleurs combiné, pour pénétrer dans le Birds of Eden, une des plus grandes volières du monde. Il y a des volatiles de toutes les couleurs que l’on découvre en visite libre. Il n’est pas rare que l’un d’eux vienne se poser sur une épaule.

Au retour vers le lagon, nous croisons à nouveau des babouins le long de la route. Nous changeons de logement en cette fin de journée pour nos deux dernières nuits à Knysna. Nous logerons au Stannards Guest Lodge qui est tenu par des Français. Dès notre arrivée, nous sommes subjugués par la beauté des lieux. Nous avions déjà eu un très bon contact par mail lors de la préparation de notre voyage, avec de très bons conseils reçus de leur part. Ce sentiment convivial se confirme rapidement à notre arrivée avec un très chouette accueil. Nous établissons nos quartiers dans un superbe cottage, dans un cadre super duquel on a envie de profiter (terrain de pétanque, piscine, terrasse, …). Pour la petite histoire, nous logeons pas loin du camp de base de l’équipe de France lors de la Coupe du Monde 2010. Là, où les joueurs avaient fait grève ! Nous n’avons pas résisté à aller faire une petite photo… 😉

JOUR 11 – A la rencontre des dauphins et baleines en mer (KNYSNA)

Aujourd’hui, c’est journée cool où nous n’empruntons que très peu la voiture. Pour le programme de la journée, nous suivons les bonnes adresses renseignées par nos hôtes du Stannard. Après un détour par The Heads (promontoire avec point de vue sur l’embouchure), nous rejoignons le siège d’Ocean Odissey, organisateur d’excursions d’observation des baleines. Nous embarquons sur l’un de leurs bateaux avec un navigateur expérimenté. Nous avons navigué pendant deux heures sur l’Océan, apercevant au loin deux baleines à bosses, sans pour autant bénéficier d’un bond de leur part. Nous nous sommes aussi mêlés à une multitude de dauphins. Des moments magiques qui ont duré une dizaine de  minutes. Vivement, c’est à faire si vous êtes sur Knysna.

A notre retour sur terre, nous dénichons un petit endroit sympa sur Thesen Island,  où les enfants peuvent profiter de la chouette plaine de jeux. Le soir, nous nous régalions à l’Anchorage avec les plateaux de fruits mers ou poissons grillés. Si le service est un peu long, cette adresse vaut néanmoins le détour.

JOUR 12 – ADDO NATIONAL ELEPHANT PARC

Lever matinal car la route s’annonce longue pour rejoindre l’Addo National Parc. Nous embarquons les « Breakfast Pack » que la chambre d’hôtes nous a préparés. Après un peu plus de 300 km, ça y est, nous y sommes. Nous pouvons débuter notre premier safari, munis de la carte avec les différentes espèces recensées dans le parc. Les enfants sont aux aguets. Tout d’abord une tortue géante puis des phacochères, des zèbres et enfin des éléphants (on en recense plus de 450). Pour cette première, nous sommes surpris de la proximité avec ces pachydermes… qu’un coup de klaxon malencontreux de notre part ne fait pas bouger. Nous tournons tout l’après-midi sur les différentes pistes. A un coin apparaissent des koudous. A un autre, des oryx ou encore des élans, des gnous, des bubales, … On en passe, sans oublier un chacal ou un suricate. Chouette première en tout cas, même si nous ne verrons qu’un des cinq animaux du Big Five.

Nous logeons à proximité ce soir à l’Avoca River Cabins. Située dans une ferme d’agrumes, l’endroit offre un cadre paisible, les cottages avec terrasses donnant sur les rives du fleuve Sundays. Outre une aire récréative pour les enfants et deux piscines, la cuisine y est excellente (poulet à la sud-africaine avec des légumes du jardin (carottes, bettes et potiron), arrosé d’un excellent vin blanc sud-africain) .

JOUR 13 – MOUNTAIN ZEBRA NATIONAL PARC

Programmes divers pour notre dernière journée en Afrique du Sud. Annelise et Jean-Christophe rebroussent chemin pour aller admirer les magnifiques dunes de Colchester. De notre côté, charmés par notre premier safari de la veille, nous poussons 200 km plus loin au nord (en traversant de magnifiques paysages, tels la Goldenn Valley) pour visiter un autre parc national, le Mountain Zebra. Situé à côté de Cradock, ce parc, comme son nom l’indique, abrite des zèbres de montagne (plus petits que ceux vus la veille auxquels on est habitués, mais aussi sans rayures sous le ventre et à tendance brunâtre). Le décor, plus montagneux et mois chargé en végétation, est aussi différent de l’Addo, donnants de magnifiques vues panoramiques. Mais nous retrouvons une grande majorité des animaux rencontrés hier : les oryx, springbok, gnou, grand koudou, éland, singe velvet, … Nous nous apprêtions à sortir du parc, en nous disant que nous n’aurions vu qu’un des cinq Big Five lors de nos deux safaris, quand nous apercevons au loin tout un troupeau de buffles. Pour le plus grand plaisir de tous.

Au coucher du soleil, nous retrouvons Annelise et Jean-Christophe à l’Albert House B&B. Ce logement de type colonial, avec son grand jardin bien fleuri, a son charme. Mais nous sommes quelque peu refroidis par le discours de son propriétaire…. Il nous renseigne néanmoins un bon resto du cru, le Buffalo Dan’s qui est le rendez-vous des fermiers du coin. On y déguste de très bons steaks.

JOUR 14 – DE CRADOCK A MASERU (AU LESOTHO)

Grosse journée de trajet en perspective : près de 500 km entre Cradock et Maseru. Mais la route, via Aliwal North et Wepener, est bien agréable, de par ses magnifiques paysages. Elle est d’ailleurs assez calme jusqu’à l’entrée au Lesotho. Le passage à la douane sera d’ailleurs quelque peu stressant quand le douanier demande à ce que nous ouvrions nos quatre bagages… Jusqu’au moment où il découvre les figurines des Diables Rouges collées sur nos valises (notre truc pour les reconnaître à l’aéroport) et qu’il se met à nous énumérer tous les footballeurs belges évoluant en Angleterre. Cela le fait encore mieux quand il voit Léo portant le maillot de Chelsea avec le numéro 10 d’Eden Hazard… 😉

Une fois les formalités accomplies, nous avons l’impression de débuter un nouveau voyage. Par rapport au sud de l’Afrique du Sud traversé jusqu’à présent, nous nous sentons désormais véritablement en Afrique. Aussi, la circulation qui avait été tranquille jusque-là nous semble subitement plus compliquée. De Mafeteng à Maseru, elle demande une grande vigilance. Il y a en effet beaucoup plus de villages avec de nombreux piétons le long et sur les routes ainsi que des animaux et un trafic plus dense. L’entrée à Maseru, la capitale du Lesotho, ne nous simplifie pas la tâche en cette fin de journée. Mais c’est une expérience, récompensée lorsque nous retrouvons cousine Anne sur son lieu de travail.

JOUR 15 – Journée relax à MASERU

Après avoir beaucoup roulé ces derniers jours, c’est journée cool à Maseru, où nous prenons le temps de profiter de l’ambiance relaxante de la capitale avant d’explorer le reste du pays. Nous nous rendons au Mokorotlo, un bâtiment moderne construit dans le style des cabanes traditionnelles du Lesotho. Outre un musée, c’est aussi une boutique pour acheter des produits basotho. Mais c’est à l’extérieur finalement, au travers d’un échange sympathique avec une vieille dame, que nous achetons ce chapeau traditionnel.

JOUR 16 – De MASERU A SEMONKONG

Nous partons pour le week-end à Semonkong, dans les montagnes du Lesotho. Nous avions pointé cette excursion en regardant la demi-finale de Pekin Express qui s’y était déroulée. Rien que le trajet depuis Maseru, situé à 120  km, constitue déjà en soi une aventure. Il faut trois à quatre heures. Si la route a été entièrement goudronnée, certaines côtes font souffrir les moteurs des petites cylindrées. Mais les paysages au fil du trajet sont tout simplement magnifiques. Aussi, plus vous avancez, moins vous rencontrez d’autres véhicules et plus les moutons apparaissent sur les routes ou les locaux sur les chevaux ou sur les mules. C’est un peu le sentiment de Rendez-vous en terre inconnue qui prédomine.

Une fois arrivés à destination, il faut descendre jusqu’à Semonkong Lodge. Cette descente s’avère particulièrement délicate, tant le chemin est creusé par les ornières et parsemé de gros cailloux. Cela fait partie du jeu mais il vaut mieux avoir une voiture surélevée. Néanmoins, cette dernière sensation vaut la peine car le site vaut vraiment le détour. Nous prenons possession de nos magnifiques rondavels où nous logerons deux nuits. Le bar-restaurant, en bord de rivière, est aussi bien agréable, d’où nous pouvons observer les oiseaux. Nous y dégustons d’ailleurs, le premier soir, un excellent carpaccio de springbok.

JOUR 17 – ACTIVITES A SEMONKONG

Accompagnés de notre guide local Joseph, nous partons pour une rando pédestre d’un peu moins de heures aller vers Maletsunyane Falls (les chutes permettant des descentes en rappel les plus hautes du monde). Le chemin pour s’y rendre propose à nouveau de magnifiques paysages mais également la traversée de villages traditionnels qui sont parfois l’occasion de rencontres riches humainement parlant. Comme cet échange de nos enfants avec deux petits Basothos. Nous rencontrons également de de nombreux locaux avec les provisions ou récoltes sur les dos de leurs chevaux ou ânes. Nous voilà arrivés au but et nous ne sommes vraiment pas déçus, tant le cadre de ce canyon avec les chutes est toute simplement majestueux… et certes quelque vertigineux. Nous ne sommes pas à une saison où le débit de la chute est énorme mais il n’empêche que le spectacle est tout simplement magique.

Au retour à notre rondavel, nous pique-niquons. Et là encore, nous vivons des instants uniques avec ces chevaux qui se baladent en liberté et qui n’hésitent pas à passer sur votre terrasse, en confiance réciproque.

En ce début d’après-midi, nous partons pour de nouvelles aventures avec cette tournée des cafés de Semonkong à dos de mules. Nous sommes une quinzaine de touristes encadrés par des guides locaux. Rien que le fait de monter sur les baudets est déjà une expérience en soi, tout-à-fait insolite. En parcourant le village, vous vous plongez dans les habitudes des villageois. Nous découvrons des ambiances différentes dans chacun des bars visités, l’un rythmé par la musique, l’autre le point de rencontre pour les amateurs de foot, … Jean-Christophe et moi sommes également attirés dans un  cabanon où des locaux produisent leur propre bière qu’ils nous font découvrir. Une nouvelle expérience !

C’est la tête plein de souvenirs que nous terminons cette journée.

JOUR 18 – DE SEMONKONG A MASERU

Ce week-end à Semonkong est passé trop vite. Après un dernier petit déjeuner au bord de la rivière, nous reprenons la route pour la capitale sous un soleil généreux qui donne des aspects encore plus colorés aux paysages vallonnés tout au long du trajet du retour. A nouveau tout simplement magnifique !

Nous profitons de notre après-mid à Maseru pour nous balader dans le centre de Maseru : poster nos cartes au Post Office, déguster un Milk Shake à l’Alliance française ou encore se perdre devant le Palais Royal (même s’il n’est pas visible).

JOUR 19 – BOUCLE AUTOUR DE MASERU

La fin des vacances approchent. Et nous entendons bien rentabiliser ce temps précieux qu’il nous reste. Pour débuter la journée, nous prenons la direction de Teyateyaneng où une vingtaine de km plus loin nous attendent les habitations troglodytes d’Ha Kome. Ces abris sous roches, toujours habités aujourd’hui, ont inspiré les maisons de hobbits du Seigneur des Anneaux. Il faut être vigilent  pour ne pas rater les panneaux de direction. Aussi, le dernier km en descente est assez sportif en voiture, en roulant au pas, pour atteindre le site. Après avoir acquitté notre droit d’entrée au centre d’accueil, un guide nous emmène jusqu’à la roche (15 minutes de marche), où il nous montre tout d’abord des peintures rupestres sur les parois. Il nous fait ensuite découvrir les habitations troglodytes. Nous pouvons visiter l’une d’elles et échanger, via notre guide, avec les habitants à propos de leur mode de vie. Nous profitons d’autant plus du moment qu’il n’y a pas d’autres touristes. Nous sollicitions l’autorisation de pouvoir faire quelques photos avec eux, ce qu’ils acceptent gentiment. Une grand-mère demande en échange des photos pour sa petite-fille. A nouveau un moment riche d’échanges humains.

Nous poursuivons notre tournée des environs de Maseru en nous dirigeant vers Thaba-Bosiu, centre qui vous replonge dans l’histoire du Lesotho. A la sortie d’un village non loin d’Ha Kome, nous sommes surpris de nous retrouver sur un chemin de terre et de pierre sans indication. Nous roulons plusieurs km dans l’inconnu, sur une piste pas toujours très praticable, sans savoir si nous opté pour la bonne bifurcation parmi les différentes proposées. Ouf, un panneau Thaba-Bosiu apparait, de même que le retour du bitume. A l’approche du centre, nous passons à côté du piton de Qiloane qui a inspiré le célèbre chapeau basotho.

Thaba-Bosiu se divise en deux parties, le centre des visiteurs d’une part qui vous replonge dans l’histoire du pays au travers d’un musée et de ses différents habitats en plein air, la montagne sacrée de l’autre. Celle-ci abrite les ruines du palais 1er roi Moshoeshoe 1er et les sépultures de plusieurs souverains.

Vu la forte chaleur du jour, nous nous contentons du centre de visiteurs et mangeons un bout au restaurant avant de reprendre la route vers Maseru.

JOUR 20 – A la découverte des peintures rupestres d’HA BAROANA

Pour ce dernier jour, nous choisissons de visiter un des sites de peintures rupestres les plus importants du Lesotho, celui d’Ha Baroana (à une heure de route de Maseru). Si la route (via Roma) est facile jusqu’à  proximité du site, les cinq derniers kilomètres sur terre pour accéder au centre des visiteurs sont à nouveau plus sportifs. Une fois sur place, un guide nous emmène vers la rivière que l’on traverse à l’aide d’un pont, pour finalement aboutir à un abri sous roche. Au premier coup d’œil, on s’est dit : « tout ça pour ça ».  Puis, à y regarder de plus près, sont apparues différentes gravures représentant des animaux ou des humains. On  n’’a pas regretté le déplacement.

Voilà qui clôturait notre série de visites au Lesotho. Nous aurions encore pu visiter plusieurs autres sites comme le Katse Dam, le Sani Pass ou encore Malealea (Portes du Paradis), … Néanmoins, cette semaine au Lesotho nous a déjà donné un bel aperçu du Royaume dans les Nuages.

JOUR 21 – Retour vers JOHANNESBURG

Petit stress au moment du départ : notre voiture n’est pas équipée du système pour accéder au péage du ring de Johannesburg. Après un échange avec l’agence de location, il n’y a pas de raison de se tracasser. Après un passage rapide de la douane tout près de Maseru cette fois, nous nous élançons pour un trajet de près de six heures pour rejoindre l’aéroport sud-africain. Nous pensions disposer d’une marge de temps non négligeable. Mais le trafic important sur l’impressionnant périphérique de Johannesburg nous fait arriver tout juste. Les vacances sont désormais derrière nous. Dans deux heures, nous décollerons  vers l’’Europe. Avec une seule idée en tête : revenir en Afrique au plus vite pour la découvrir un peu plus.