Ce prochain séjour en Namibie se prépare depuis plus d’un an, période durant laquelle il faut penser à tous les détails. Ce lundi, la santé était à l’ordre du jour avec une visite à la Clinique du Voyage (Hôpital Marie Curie à Charleroi). Histoire de vérifier que nous étions tous les quatre en ordre de vaccination et de faire une check-list avec le médecin des médicaments à emporter dans la trousse de voyage. Retour sur quinze mois de préparatifs.

Dans un autre article, nous avions expliqué les raisons de notre choix de voyage en Namibie. La destination choisie, fallait-il encore décider la durée du séjour et choisir parmi les multiples attraits que représente ce pays africain. A cette fin, un tour des blogs de voyage ainsi que des discussions sur les forums (ceux du Routard et de voyageforum.com) s”avèrent très utiles. Cette fois, au contraire de l’Afrique du Sud, nous avions décidé de ne pas tout réserver nous-mêmes, nous limitant aux billets d’avion. Nous avons pu compter sur l’expérience d’une société de voyage namibienne.

Billets d’avion: Il n’y a pas de vol direct au départ de Bruxelles. Nous avons dès lors opté pour un décollage au départ de Francfort, avec Air Namibia, en direction de Windhoek. Cette compagnie aérienne propose des vols à des prix intéressants. Et pour le trajet Charleroi-Francfort, nous avons choisi notre voiture, histoire de réduire les coûts. C’est situé à un peu plus de quatre heures de route. Nous avons trouvé un parking près de l’aéroport allemand à des tarifs très avantageux.

Choix d’un tour opérateur: Une fois notre circuit en tête, nous avons fait le choix de contacter un tour opérateur namibien. Et, ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, y recourir ne coûte pas plus cher que si vous organisiez votre voyage vous-même. Voyageant avec de jeunes enfants sur des pistes où nous risquons de ne pas croiser beaucoup de monde sur une journée (la Namibie étant le pays d’Afrique à la plus faible densité de population), nous avons également trouvé utile d’avoir un support sur place en cas de pépin. Après avoir sondé plusieurs T.O. et échangé avec des amis s’étant déjà rendus en Namibie, notre choix s’est porté sur Tourmaline. Et nous n’en avons vraiment pas été déçus. Dès le début, ils ont été de bons conseils, tant pour l’itinéraire que pour les visites ou bien entendu les logements. Charlotte et ses collègues se sont montrés très réactifs, répondant toujours dans la journée à nos demandes. De surcroît, ces échanges se faisaient en français, évitant ainsi tous malentendus. Ainsi, une fois les billets d’avion achetés en août 2018, tous les logements étaient réservés dans les 15 jours. De quoi passer une année tranquille avant le départ. Enfin, à notre arrivée sur place, ils nous délivreront un carnet de route complet, avec toutes les explications utiles.

Période et durée: Nos enfants étant en âge d’obligation scolaire, les périodes de vacances étaient réduites. Frustrés de notre séjour raccourci à 15 jours en Afrique du Sud, nous comptons bien en profiter de pouvoir faire le tour de la Namibie en trois semaines. Un minimum, sachant que ce road-trip de 3.600 km sera malgré tout chronométré, avec parfois de longues étapes. Avec un départ en juillet, ce sera l’hiver austral chez les Namibiens. Le climat est sec à cette époque et les températures plus fraîches (surtout la nuit). C’est la saison idéale pour observer les animaux aux points d’eau. Seul revers de la médaille: c’est la haute saison touristique. Il ne faut donc pas traîner pour ses réservations de logement, dans un pays où le tourisme de masse n’a pas la cote. D’où nos bookings un an à l’avance.

Le moyen de déplacement: c’est un des côtés “aventure” du séjour, puisque nous avons opté, sur les conseils de Tourmaline, pour un 4×4. Il faut savoir que les routes goudronnées ne sont pas légion en Namibie, les longues pistes poussiéreuses étant majoritaires. Il est d’ailleurs fortement conseillé de louer deux roues de secours, la crevaison étant quasiment assurée durant le séjour. Durant les longues journées de trajet, le voyage en sera plus agréable et spacieux pour les enfants et nous, tout en étant probablement un peu moins bousculés (comme cela avait été le cas au Lesotho dans une voiture classique). Là aussi, une petite leçon nous sera donnée par le louer de voiture à notre arrivée. Ah oui encore, la conduite se fait à gauche. Et un permis international est requis.

Logements: nous avons été un peu moins aventureux sur ce coup, privilégiant les lodges et guestfarms à la tente sur le toit du 4×4. Nous ne manquerons pas de vous faire connaître nos différents hébergements dans le récit de notre séjour.

Papiers d’identité: le visa n’est pas nécessaire pour les Européens, le passeport étant suffisant. Attention qu’un certificat de naissance en anglais est obligatoire pour les enfants.

Santé et vaccins: Même si la Namibie ne présente pas de gros risque sanitaire,  nous avons pris rendez-vous un mois avant notre départ à la Clinique du Voyage, afin de ne rien négliger à ce niveau. Outre les vaccins habituels (diphtérie, hépatite, poliomyélite, coqueluche, hépatites et rougeole pour les enfants), il n’y a pas de vaccination obligatoire mais plutôt recommandée en fonction des régions traversées (rage, fièvre jaune, typhoïde). Le risque de paludisme est faible en période d’hiver austral, la saison étant sèche et les moustiques pratiquement absents. En se rapprochant de l’Angola ou du Caprivi,un traitement est néanmoins conseillé (Malarone en ce qui nous concerne). Il convient également de se munir des répulsifs de circonstance.

Pour la trousse de voyage, il convient de se protéger du soleil (crème solaire, chapeaux, foulards, lunettes, …), du vent (nettoyant pour les yeux avec le sable qui vole), des petites bêtes rampantes (chaussures de rando hautes et aspi-venin), des minuscules bêtes qui volent (répulsifs, moustiquaires et pyjamas longs pour la nuit) et de se fournir des médicaments traditionnels (antidouleurs, antibiotiques, anti-diarrhéiques, désinfectant, pansements, …)

Divers: Pour bien profiter de la vision des animaux, prévoir de bonnes jumelles ainsi qu’un appareil photo avec un bon téléobjectif. Se munir également de grands sacs plastiques pour protéger les bagages lors des trajets sur les pistes poussiéreuses, tout comme d’argent liquide (en dollar namibien ou rand sud-africain) pour payer pleins d’essence et pourboires . Après échange avec Tourmaline, nous n’avons pas opté pour un téléphone satellitaire, privilégiant une carte mobile namibienne pour nos smartphones. Enfin, nous emporterons avec nous l’incontournable Lonely Planet et l’ouvrage “Compagnon de safari”, très bien illustré, de Caroline Oriol pour en apprendre plus avec les enfants sur les animaux de Namibie.

Voilà, nous pensons être parés pour des vacances inoubliables. A bientôt pour la suite des aventures des zèbres voyageurs…