La vallée du Queyas, en Hautes-Alpes, se situe entre Briançon et la frontière italienne. C’est également un parc naturel régional, parsemé de magnifiques paysages. C’est un petit paradis pour les randonneurs et les cyclistes. En ce qui nous concerne, nous logions à Brunissard, un peu plus haut qu’Arvieux et au pied des lacets du Col de l’Izoard.

Le Col de Furfande

Le Queyras propose une multitude de randonnées, dont le célèbre GR 58 qui fait le tour de ce parc naturel. Nous nous sommes essayés à plusieurs balades. Mais celle qui a reçu notre faveur cinq étoiles est celle du col de Furfande à 2.500 mètres d’altitude.

Il y a différentes façons d’atteindre ce point. Au départ, entre autres, d’Arvieux Trapeau (1555 m), il faut alors compter un peu plus de trois heures de marche. Vu que nous étions avec les enfants, nous avons décidé de monter un peu plus haut en voiture, jusqu’au parking des vallons (2025 m). De là, le col est à 1h45. Le sentier est bien agréable, avec des montées par étage et des pentes parfois un peu raides. Dans un premier temps dans les mélèzes, vous quittez rapidement ces ombrages pour vous retrouver, à la bonne saison, dans des champs de rhododendrons. Outre le fait de jouer à cache-cache  avec la route, vous longez également, un temps, la rivière. Durant notre ascension, nous avons eu la chance de croiser un troupeau de centaines de moutons, encadrés par les chiens de berger. Pour le plus grand plaisir de nos enfants.

Une fois au sommet, le spectacle est grandiose. La magie de la montagne opère, avec ses paysages qui, outre un calme apaisant, vous laissent admiratifs pendant de longs moments. On en largement profité, y prenant notre pique-nique. Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises, nous laissant attirer par le plateau en contre-bas pour y réaliser une boucle d’une heure passant par les Granges de Furfande, un petit paradis où le temps semble arrêté, et le Refuge du même nom, où nous nous sommes accordés une pause bien agréables. Ce circuit nous permet de rencontrer marmottes et bouquetins. Cela nous a en tout cas donné envie de revenir un jour à Furfande pour séjourner dans une des granges.

Saint-Véran

Saint-Véran, comme le met en avant son slogan « le pays où les coqs picorent les étoiles », est le village le plus haut d’Europe, à 2040 mètres. Classé parmi les plus beaux villages de France, il possède aussi une vingtaine de cadrans solaires, réalisés de la Renaissance à aujourd’hui. Outre le musée « Le Soum » qui retrace la vie paysanne du 19ème au 20ème siècle, on y trouve des vieilles maisons pittoresques saint-vérannaises (avec leur fuste, partie supérieure faite de troncs), des échoppes d’artisans, un temple protestant et une église paroissiale. C’est aussi le point de départ de nombreuses randonnées, dont celle de l’oratoire, où vous croiserez des marmottes sur votre chemin.

Nous nous y sommes rendus le jour de la fête des traditions d’hier à aujourd’hui, donnant une ambiance festive d’antan au village : défilés de costumes, danses traditionnelles, cuisson du pain, transhumance, … Cela fait aussi partie du charme de ces petits villages de montagne, où les us et coutumes d’autrefois ne sont pas oubliés. Nous avons aussi assisté, durant notre séjour, à une fête pastorale sur les hauteurs d’Arvieux : concert de cors des alpes, présentation de la traite en alpage, …

Le Col d’Izoard

L’Izoard, avec son sommet à 2361 mètres, est l’un des cols mythiques du Tour de France. Il n’est donc pas étonnant de voir nombre de cyclistes amateurs grimper ce col à longueur de journée, comme une sorte de pèlerinage. Le versant sud, depuis Guillestre via Arvieux, est le plus réputé avec ses 31,7 km d’ascension et un pourcentage moyen de 4,5 % (dont 11 % dans le Mur de Brunissard). A 2.220 mètres d’altitude, c’est le passage par la Casse Déserte, un paysage d’éboulis de pierre sans végétation donnant le sentiment d’un décor lunaire. Un peu plus loin, se trouve la stèle dédiée aux deux anciens champions cyclistes, Louison Bobet et Fausto Coppi.

Le versant nord depuis Briançon n’est pas en reste non plus avec ses 19,1 km à 6 % et un passage près du Refuge Napoléon. A noter le tracé existant de la boucle d’Izoard, d’une longueur de 96,4 km, avec des passages par Briançon et Guillestre. Il faut néanmoins être vigilent car la route depuis Guillestre est aux cyclistes à certaines périodes fermées. Dans l’autre sens, une journée durant l’été, pendant une certaine plage horaire, le col est réservé aux seuls cyclos. Les passionnés de la Petite Reine pourront encore se faire plaisir s’ils le souhaitent durant leur séjour avec le Col d’Agnel, à la frontière italienne, deuxième col alpin le plus haut avec ses 2.744 mètres.

Mais l’Izoard n’est pas le monopole des cyclistes. Nombreux sont les motards ou automobilistes à se faire plaisir sur cette route inscrite à la Route des Grandes Alpes. Les randonneurs ne sont pas oubliés puisqu’une dizaine de randos balisées sont possibles depuis ce col en son sommet ou depuis la Casse déserte, comme le Lac des Souliers ou les Chalets de Clapeyto.

Brunissard

Il s’agit du dernier hameau d’Arvieux, situé, à 1760 mètres d’altitude, juste avant les lacets de l’Izoard. Nous sommes tombés sous le charme de la zone située du camping. Il y a tout d’abord le plan d’eau où les enfants ont pied partout. Mais aussi un charmant camping nature dans un écrin de montagne calme et magnifique. Non loin de là, un endroit qui était en quelque sorte devenu notre QG, tant il était agréable de s’y retrouver : le Jamberoute. Un restaurant sympathique avec un excellent rapport qualité/prix, où sont rapidement servis des plats montagnards ou pizzas. L’établissement nous aussi fait découvrir les « Amours », un apéritif à base de vin au goût de multiples fruits ou plantes (génépi, myrtille, framboise, …).