Bordeaux est souvent cité en exemple pour sa mobilité mais est aussi une ville où il fait bon flâner entre ses places conviviales, les quais de la Garonne et d’agréables pauses de dégustation.

JOUR 1 – Après un vol Ryan Air d’un peu plus d’une heure au départ de Charleroi, nous atterrissons vers 13 h à l’aéroport de Bordeaux-Merignac. A côté du sentiment bien agréable de profiter d’une température printanière (20 degrés) en plein mois de novembre, nous sommes un peu surpris de faire la file pour un contrôle d’identité à la sortie de l’aéroport alors que nous nous trouvons dans l’espace Schengen.

Mais ce petit contretemps est vite oublié. Le centre-ville bordelais se situant à une quinzaine de km, nous optons pour le moyen de transfert le moins cher des trois (1,70 € pour le bus alors qu’il faut 8 € pour la navette et un peu plus pour le taxi). Avec pour destination le terminus de la Gare St-Jean. Nous nous laissons cependant tenter par un arrêt un peu avant, celui de la Place de la Victoire et de ses terrasses attirantes. C’est que le ventre commence à creuser. Après nous être rassasiés, nous partons à la découverte du Quartier de la Victoire, coin estudiantin. Contrairement aux autres city-trips, hormis un spectacle réservé, nous n’avons rien prévu, en choisissant de nous laisser porter par l’inspiration du moment.

Outre la colonne de Theimer et la Porte d’Aquitaine, parmi les nombreuses portes du XVIII ème s. préservées, nous trouvons également une tortue et son petit, édifiés en hommage au divin nectar. Il y a aussi, paraît-il, un cep planté depuis deux siècles sur cette place mais nous ne l’avons pas vu.

Nous continuons à avancer au hasard des rues à destination de notre chambre d’hôtes (située de l’autre côté de la Garonne). Nous passons par le Marché des Douves (ancienne halle restaurée à destination de la vie associative) puis atteignons le Quartier cosmopolite de Saint-Michel. Si le Marché des Capucins (the place to be du dimanche matin) est déjà fermé, nous avons un peu plus de chance sur la “Place St-Michel”. En effet, nous pénétrons dans une espèce de caverne d’Ali Baba au Passage St-Michel. Les brocanteurs y ont tellement bien arrangé leurs stands qu’on croirait un musée vintage du plus bel effet. Sur cette place conviviale, nous admirons la basilique St-Michel, dont le clocher est séparé de quelques mètres pour éviter l’effondrement. Vous pouvez grimper les 230 marches de la flèche pour bénéficier d’une superbe vue sur la Ville (5 €, d’avril à octobre seulement ). L’intérieur de la Basilique vaut le détour par son caractère épuré et le jeu de lumières des vitraux sur les pierres jaunes.

Nous poursuivons notre petit bonhomme de chemin au travers des charmantes rues et placettes pour atteindre le magnifique pont de pierre, désormais fermé aux voitures. Une fois enjambé la Garonne, nous voilà Place Stalingrad, où trône majestueusement, depuis 2005, le lion bleu de Veilhan. Cela tranche dans le style du lieu. On n’aime ou on n’aime pas mais nous, on a aimé. De là, nous longeons pendant plusieurs centaines de mètres l’Avenue Thiers pour rejoindre notre lieu de villégiature. Nous avons établi nos quartiers pour ce séjour en la Chambre d’Hôtes à Bord’O (6, Rue Cazenave).

Nous sommes chaleureusement accueillis par sa propriétaire, Nathalie, dans sa demeure de quatre chambres superbement rénovée. Elle nous est d’emblée d’excellents conseils, nous distillant les incontournables à visiter, ses coups de coeur, les bonnes tables ou encore les bars à vins. Mis en appétit, nous prenons la direction du centre-ville en tram cette fois (nous optons pour le ticket 10 trajets au lieu du Bordeaux City Pass, vu que nous visiterons très peu de musées).

Une fois descendu Place du Palais, nous partons à l’assaut de la vieille ville, où les placettes remplies de terrasses apparaissent au détour des nombreuses ruelles, conférant un caractère franchement convivial à l’endroit. Place du Palais, Place Julian, Square Vinet ou encore Place de la Bourse se succèdent, offrant chacune des cartes aussi alléchantes les unes que les autres. Pour ce soir, nous nous sommes laissé guider par Nathalie, en nous asseyant à la table du restaurant Mélodie (Rue des Faussets, 6). Il est conseillé de réserver. Mais vu que nous sommes à l’horaire belge pour le souper, plus tôt que le dîner de nos amis français, nous trouvons une place sans problème. Et nous ne regretterons pas notre choix. Dans un bâtiment typique, l’établissement propose un menu entrée-plat-dessert à 20 €. Foie gras, saumon à la sauce chorizo et crème brûlée au caramel beurre-salé sont inégalables à un tel rapport qualité-prix. Sur cette bonne note, nous continuons à flâner dans la douceur de cette soirée bordelaise. Après un détour par le Miroir d’eau, monument phare de Bordeaux dans lequel se reflète, de jour comme de nuit, les façades de la Bourse, nous prenons un dernier verre sur une des places bondées.

Miroir d'eau Bordeaux