10 juillet – Parc Etosha

J6 – Après être arrivés hier en milieu d’après-midi à proximité d’Etosha, notre séjour en Namibie a ouvert un nouveau volet, celui du safari. En effet, ce parc national, couvrant 20.000 m2, est l’un des principaux sanctuaires de la vie sauvage africaine. Pendant trois jours, nous traverserons les différentes sections du parc. Outre les jumelles et le zoom sur l’appareil photo, nous sommes également équipés du livre “Compagnon de safari” de Caroline Auriol ainsi que du guide Etosha disponible dans les boutiques du parc.

Aujourd’hui déjà, entre Namutoni et Halali, nous sommes gâtés. Le premier point d’eau nous offre un large éventail des animaux d’Etosha. Nous avons pris plaisir à voir les deux girafes s’agenouiller pour boire. Tout un art.

Avec un peu de patience, le deuxième point d’eau nous gratifie de l’arrivée d’un troupeau d’une quinzaine d’éléphants. Là aussi, quel plaisir de les voir s’abreuver et s’arroser, tout en barrissant et en agitant les oreilles pour empêcher d’autres animaux de s’approcher de l’eau. Moments de plaisir teintés d’un peu d’instants de stress. En effet, les guides renseignent que les éléphants, en raison du braconnage, peuvent parfois être stressés à la vue des humains. Dès lors, quand l’un commençait à remuer les oreilles, j’avais parfois la main prête sur le contact, paré à démarrer le véhicule en cas de charge. Mais il n’en a rien été.

Les autres points d’eau, lieux indiqués pour observer les animaux, étaient moins garnis. Cela ne nous a pas empêchés de faire d’agréables rencontres en route, tout en étant vigilants à laisser traverser devant nous éléphants, zèbres, impalas, kudus, bubals, élans du cap, springboks (par centaines), …

Pas encore de lions et d’autres félins, ni de rhinocéros par contre. Mais notre journée n’est pas terminée pour autant. Installés à NWR Halali pour la nuit dans un chalet familial, nous avons poussé une pointe, après le repas du soir, jusqu’au point d’eau. Depuis les gradins, où règne un silence imperturbable, tout le monde observe le va-et-vient de rhinocéros venant s’abreuver à la nuit tombante. Jusqu’au moment où un “mouflet” vient perturber ce calme, en renversant la poubelle à la surprise de tous…

Logement: NWR Halali

11 juillet

J7 en Namibie – Yes, nous les avons vus. Ce matin, au départ d’Halali, nous avions programmé d’emprunter la Rhino Drive pour rejoindre notre nouveau logement à Okaukuejo, toujours dans le parc Etosha. C’est d’ailleurs une atmosphère particulière de dormir au sein du royaume des animaux, même si notre enceinte est sécurisée. Une erreur de parcours a fait que nous soyons déviés dès le départ du parcours projeté. Quelle chance car 15 minutes plus tard, un 4x4 en sens inverse, à l’arrêt, nous faisait de grands appels de phare. On se demandait bien pourquoi. Puis soudainement, nous avons aperçus une lionne et un lion se reposant sur le bas côté. Ayant l’air dérangés, ils ont avancé 100 mètres plus loin, à l’ombre… sur la route !

Nous avons admiré le spectacle pendant une vingtaine de minutes. Mais il fallait quand même bien avancer. Après concertation entre les quatre 4x4 arrêtés, nous avons décidé de nous remettre en route, la lionne et le lion se déplaçant gentiment pour nous laisser passer et poursuivre leur chemin. Même si nous nous étions trompés de chemin, quelle n’était pas notre joie d’avoir pu croiser le roi de la savane! C’était en fait comme rechercher une aiguille dans une botte de foin, vu le nombre de km de pistes que compte Etosha.

La suite se déroule entre les différents points d’eau en direction d’Okaukujeo. Là aussi, nous avons été tout heureux de rencontrer de nouveaux rhinocéros.

Enfin, arrivés à notre campsite, nous filons vers le point d’eau attenant à celui-ci, où pendant plus d’une heure, nous avons pu observer les lois de la savane. Pendant plus d’une heure, oryxs et girafes ont dû patienter à distance pour s’abreuver, le temps que les différents troupeaux d’éléphants soient rassasiés, certains d’entre-eux faisant office de sentinelles pour empêcher toutes approches incongrues. Nous avons eu la chance de voir plusieurs éléphanteaux, dont un très petit qui faisait penser à Dumbo. Après le souper, nous sommes retournés au Waterhole, où quatre rhinocéros en profitaient pour se rafraîchir.

Logement: NWR Okaukujeo

12 juillet

J8 – Nous avons parcouru 200 km sur les pistes, dont une quarantaine en étant bien secoués, pour atteindre la Galton Gate et sortir du parc. En route, nous avons croisé beaucoup de girafes, zèbres et oryxs. Ces deux dernières espèces étaient particulièrement nerveuses, ayant assistés, à différents points d’eau, à quelques prises de bec plutôt musclées au sein de leur camp respectif.

Nous faisons un dernier arrêt avant de sortir à Olifantsrut Campiste, où une passerelle menant à un tour d’observation à deux étages permets d’admirer les animaux au plus près. C’est ainsi que nous voyons des oryxs de très près. L’endroit n’est pas anodin puisqu’entre 1983 et 1985, plus de 500 éléphants y ont été abattus. Car leur trop grande présence, plus de 3.000, était nuisible et pas durable pour le parc.

Après trois jours dans Etosha, changement de décor donc en cette fin de journée. C’est du moins ce que nous pensions, avec ce paysage tout en relief désormais, fait de terre rouge et de pierres, en lieu et place de la savane et de ses animaux.

A peine installés dans notre nouveau logement, l’Hobatere Lodge, une concession de 8.800 ha perdue un peu au milieu de nulle part dans le Damaraland sur la route vers l’Angola, nous découvrons trois lionnes juste à côté de celui-ci (à 100 mètres de la clôture du lodge). Elles sont particulièrement en appétit, venant, juste avant notre arrivée, de régler le compte de deux kudus. Hélas, ayant trop utilisé notre appareil photo dans Etosha, ses batteries sont à plat et ne nous permettent de photographier les félins. Il faudra se contenter des prises avec notre smartphone…

Logement: Hobatere Lodge