4 juillet
 
Voilà, bagages embarqués et douane passée sans problème (mais quand même avec les fameux documents réclamés 😉). La mésaventure administrative de l’Afrique du Sud d’il y a trois ans n’est plus qu’un mauvais souvenir. Nous sommes désormais dans l’attente de l’embarquement sur le vol direct d’Air Namibia Francfort – Windhoek. Après un dernier passage par le Burger King, nous sommes prêts à rejoindre le Roi Lion. Namibie, on arrive 🛫🦁🦒🐆
5 juillet – sur place à Windhoek
 
J1 – Après une nuit de vol de près de 10 heures, sommes bien arrivés à destination de Windhoek, la capitale namibienne. Le petit aéroport tranchait avec ceux qu’on rencontre habituellement en Europe. Nous avons été cueillis par la fraîcheur de l’aube, vu l’hiver austral. Mais très vite les degrés ont repris le dessus.
 
Nous avons rapidement pris possession de notre 4×4 pour effectuer les 45 km qui nous séparaient de Windhoek. L’occasion pour nous, vu l’heure matinale, de rencontrer les premiers animaux au bord de la route: phacochères, springboks, bubales, …
 
Cette première journée était surtout consacrée aux préparatifs avant le grand départ demain vers le nord du pays pour le road-trip: achat de réserves d’eau en suffisance et de biscuits secs, apprendre à conduire à gauche tout en maniant l’art du 4x4, briefing de l’itinéraire avec le guide francophone de l’agence locale Tourmaline Safaris, ..
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Cela ne nous a pas empêchés de déjà goûter aux saveurs namibiennes ce midi, avec un steak de kudu ou un schnitzel d’oryx, dans un établissement qui valait le détour par sa déco, le Joe’s Beerhouse. Une institution à Windhoek. Par contre, pour la visite de la ville, où il n’y a d’ailleurs pas trop grand chose à voir, nous la prévoyons pour la fin du séjour.
 
Enfin, pour la petite histoire, nous avons pu prendre conscience un peu plus encore du réchauffement climatique. Ce n’est pas encore la situation de Cape Town en Afrique du Sud. Mais le problème de l’eau de distribution est bien présent ici, vu les faibles pluies de cette année. Il est fortement conseillé d’en avoir un usage modéré.
 
Logement: Londiningi Guest House à Windhoek, un très chouette accueil en français de Nathalie et Alexander (après une nuit de vol, ce n’était pas plus mal de recevoir quelques infos en français avant de nous immerger pendant trois semaines dans la langue anglaise), literie excellente (ce qui sera souvent le cas durant notre séjour) tout comme la cuisine.
6 juillet – Windhoek – Waterberg, 300 km
 
J2 – Nous prenons la route depuis Windhoek pour aller 300 km plus au sud. Il ne faut pas être amateur de virages car la route est rectiligne de chez rectiligne. Aussi, les phacochères sont innombrables tout au long de la route, pas perturbés pour un sou par les passages des voitures. Outre des babouins, nous croisons même des chevaux sauvages qui font bronzette sur la route.
 
Peu avant notre arrivée à destination, nous apercevons notre première girafe et notre premier oryx. Après quoi, nous rentrons dans le parc national du Waterberg où nous passons d’ailleurs la nuit dans de chouettes petits chalets. Nous entrons dans un côté un peu plus sauvage du voyage, logeant au milieu des babouins, dik-diks, phacochères, …
 
Après nous être installés, nous en profitons pour faire la Mountain View Trail, une rando de 2 h aller-retour qui emmène sur le plateau du Waterberg. Celui-ci en grès rouge, parfois multicolore, surplombe de 150 m les plaines du Kalahari et l’est namibien. De là-haut, la vue est époustouflante. 
 
Nous terminons la journée par un bon steak d’oryx au resto du parc. Avant de nous coucher, nous prenons le temps d’apprécier un ciel étoilé comme jamais vu, loin de toutes pollutions de lumière.
 
Logement:  Waterberg Resort NWR
7 juillet – Waterberg à Grootfontein (230 km + le détour AR au CCF)
 
J3 – Aujourd’hui, nous faisons étape au Cheetah Conservation Fund, entre Waterberg et Grootfontein. L’ex-journaliste de la rtbf Jonathan Bradfer et sa compagne Pascale Sury nous ont refilé le tuyau cet hiver lors d’une de leurs conférences.
 
Il faut savoir qu’en un siècle, la population de guépards a diminué de 90 % à travers le monde. 30 % de ces félins vivent en Namibie. Il y a plusieurs années, une Américaine, la Dr Laurie Marker, a ouvert ce centre près d’Otjiwarongo pour préserver l’espèce en soignant les guépards blessés afin de les remettre dans la nature ensuite ou pour sauvegarder les guépards domestiques abandonnés qui, eux, ne seront pas remis en liberté pour leur sécurité.
 
Nous avons assisté aujourd’hui à leur nourrissage. Un moment impressionnant. Nous sommes ensuite allés en “drive” à la rencontre de guépards.
 
Mais le rôle du CCF ne s’arrête pas là. Il y a tout un travail d’information et d’éducation derrière, à l’attention des touristes bien sûr, mais également des écoles et surtout des agriculteurs. Ceux-ci pour protéger leur bétail n’hésitaient pas, dans le passé, à abattre les guépards approchant trop près. C’est pourquoi, là encore, le CCF s’est lancé dans un élevage de chiens turcs, destinés aux fermiers locaux. Par leurs aboiements, ces bergers d’Anatolie dissuadent, en les effrayant, les guépards d’approcher trop près des fermes.
 
Après quoi, nous avons repris la route, pendant près de 3h30, vers le nord, au-delà de Grootfontein pour établir nos quartiers au Dornhugel Guest Farm. Cette ferme chambre d’hôtes, perdue au milieu de nulle part, est un petit paradis où nous avons assisté à un coucher de soleil mémorable. Ce sera d’ailleurs un de nos coups de coeur du séjour, tant l’accueil y est familial et agréable, sans oublier l’apéro auprès du feu de bois en début de soirée. Les managers, Mélanie et Götze, sont aux petits soins, tout comme leur personnel, dont John qui nous a accompagnés durant notre séjour chez eux.
 
8 juillet – 230 km AR vers Ju/’Hoansi – San
 
J4 – Nous avons un peu vécu notre “rendez-vous en terre inconnue” en cette 4ème journée de voyage namibien. Après près de deux heures de trajet sur les pistes vers Tsumkwe, nous sommes allés à la rencontre des Ju/’Hoansi – San. Pour ceux qui ont déjà vu le film “Les dieux sont tombés sur la tête”, il s’agit de cette peuplade. Durant une matinée, accompagné de notre guide John, nous avons pu nous plonger dans le style de vie et dans les traditions de ce peuple nomade vivant de la chasse et de la cueillette.
 
Dans la bonne humeur, les bushmen nous ont montré comment faire du feu par le simple frottement du bois sur l’herbe sèche, fabriquer des bijoux et des arcs à flèche. Nous emmenant dans le bush (eux à pieds nus, nous avec nos grosses bottines pour éviter les rencontres avec les petites bêtes, cherchez l’erreur 😉 ), ils nous ont aussi expliqué le type d’écorces, de fruits, de racines ou encore de sève utile à leurs remèdes médicaux. Ces échanges étaient d’autant plus cocasses que, même si l’un d’entre-eux traduisait en anglais, ils s’exprimaient dans leur dialecte. Celui-ci se traduit notamment par un langage en clics, que Zélie a très vite assimilé: “Khadjaaa” (traduction: Super). La matinée s’est terminée par des danses et chants tribaux, puis par un tour à leur boutique de bijoux et oeuvres faits maison. Un moment inoubliable !!!
 
Au retour, nous sommes repassés, passage obligé, par la frontière sanitaire, où il est procédé au contrôle du coffre, afin de s’assurer que nous ne transportons pas de viande crue. Ces vérifications ont lieu pour éviter la propagation de maladies animales.
 
Sur le chemin du retour, John avait embarqué un chouette petit pique-nique que nous avons dévoré à l’abri d’un arbre. Une fois, à la Guesfarm, c’était au tour de Götze de nous rassasier d’un délicieux cake. Quand on vous dit qu’on est aux petits soins avec les clients dans cette Guestfarm… 😉
 
9 juillet – Grootfontein à Etosha (200 km)
 
J5 en Namibie – La journée a débuté tôt. Rendez-vous était fixé à 8h30 à Grootfontein avec Conni, une Allemande vivant sur place qui, depuis quelques années, a favorisé le développement d’une école gardienne dans un quartier pauvre de cette ville namibienne de 17.000 habitants. Ce n’est pas par hasard que nous sommes entrés en contact avec elle. Séduits par le récit de voyage d’un couple de Canadiens passé par là en 2017, cela nous a donnés l’envie à nous aussi de pousser les portes de cette école. Après avoir obtenu les coordonnées de Conni via une association belge l’ayant aidée dans ses projets à Grootfontein, nous avons pris contact avec elle dès octobre 2018 afin de préparer notre visite.
 
C’est ainsi que nous avons  pris ensemble la direction de la Vanona Kindergarten. Dès notre arrivée, la trentaine d’enfants et leurs deux institutrices nous ont chaleureusement gratifié d’un magnifique chant d’accueil. Les présentations ont ensuite eu lieu sous forme de danses et de chansons. Pendant deux heures, tous, adultes et enfants, nous avons joué (tour à tour, leurs jeux namibiens puis nos jeux belges), échangé, assisté aux cours, …
 
Notre visite n’était pas anodine puisqu’elle faisait suite au défi “Un tour pour deux bonnes causes”. Nous avons remis une partie des généreux dons reçus cet hiver, soit 1.300 €, à Conni. Elle va en faire le meilleur usage, en achetant les costumes aux enfants pour ceux qui rentreront en primaire en janvier, en finançant une excursion au Parc Etosha ou en investissant dans d’autres besoins matériels, … Elle nous tiendra informés au fur et à mesure des investissements. Informations que nous vous relaierons. Léo et Zélie ont également offert bics, crayons ou cahiers qu’ils avaient achetés avec leur cagnotte du marché de Noël. Enfin, Magali avait embarqué une cinquantaine de polars dans nos bagages, qui ont fait le bonheur des petits Namibiens.
 
Notre visite s’est terminée par le petit casse-croûte de 11 h. Merci à vous, James, Auleria, Jusmitha, Albertus, Grace, Rauna et tous les autres pour tous ces moments magiques passés avec vous et cette leçon de vie. Ils sont à jamais gravés en nous. Bravo à toi Conni. Tu mérites vraiment le respect par l’aide apportée à ces enfants. En effet, non seulement, elle est dévouée corps et âme pour cette école. Mais son action va au-delà : par exemple, elle a fait aménager, à l’aide de containers ramenés d’Allemagne, un petit gymnase ainsi que des locaux adaptés aux personnes handicapées, qui sont livrées à elles-mêmes. En période de Noël, elle fait aussi le tour de sept écoles de Grootfontein pour distribuer des jouets.
 
Nous avons ensuite repris notre route en direction d’Etosha. deux heures plus tard, nous posions nos valises à Onguma Bush Camp, un véritable petit paradis aux portes du parc.